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Valenciennes : Quand une décision de justice ordonne la fermeture d’une boutique de cannabis légal et thérapeutique

Selon les informations rapportées par nos confrères « L’observateur », une décision de justice aurait ordonné la fermeture d’une boutique de cannabis légal et thérapeutique à Valenciennes. En effet, on retrouve devant cette boutique, depuis quelques jours, après un passage de la police valenciennoise, une affiche des plus inhabituelles : « Ne pas ouvrir ». Cette mise sous scellé fait suite à un contrôle opéré par la police de la localité. Ce contrôle a en effet révélé que certains dérivés commercialisés par le tenancier de cette boutique, comportaient une présence de THC supérieure au taux légal.

Boutiques de CBD : Un business rentable, mais une législation trop répressive 

La boutique High Society est spécialisée dans la vente de produits dérivés du cannabis. Comme toutes les autres boutiques qui voient le jour en France, elle commercialise des huiles, des fleurs de chanvre, des crèmes, des liquides pour cigarettes électroniques, des vaporisateurs ou encore des infusions. Au moment de l’ouverture de sa boutique, Christophe Truong vantait déjà, les vertus apaisantes ou relaxantes du CBD. Son public cible est constitué de personnes sujettes au stress, à l’anxiété ou qui étaient atteintes de maladies neurologiques comme la sclérose en plaque, nous informe « L’observateur ». 

Ce sont des produits orientés vers le bien-être, à en croire son promoteur Christophe Truong. Il n’est d’ailleurs pas à sa première expérience. Christophe avait en effet deux autres boutiques de CBD.  Il prenait à cœur de dire ceci à sa clientèle, comme l’exige la loi : « Nos produits ne soignent pas, mais ils soulagent ». Il trouve cependant que la législation répressive de la France, contrairement à ces homologues européens, ne permet pas d’investir pleinement dans le CBD.

Par ailleurs, selon les informations collectées par « L’Observateur » et l’aveu même de Christophe Truong, celui-ci aurait été placé en garde en vue durant 7 heures après son interpellation, comme « s’il était un dealer », regrette-t-il.

Un contrôle qui fait suite à une lettre anonyme 

C’est une lettre anonyme envoyée à la justice qui a justifié le contrôle opéré par la police valencienne. Selon Christophe, elle proviendrait d’un dealer qui verrait d’un mauvais œil les bonnes recettes de sa boutique de CBD. Ce dealer « aurait donc peur qu’on lui vole sa clientèle en proposant du cannabis légal ».

Cependant, le tenancier de la boutique High Society ne s’avoue pas vaincu. Il affirme même que sa boutique de CBD collabore depuis son ouverture avec le centre d’addictologie de Valenciennes. Même si l’enquête est toujours en cours, il a recouru aux services d’un avocat afin de pouvoir obtenir l’autorisation d’ouverture, en attendant sa comparution à la prochaine audience prévue pour le 18 mai prochain.

Il faut cependant dire que ces genres de contrôle ne sont pas fréquents. Par ailleurs, ils révèlent le flou qui entoure la législation française en matière de cannabis : Tantôt les produits dérivés du cannabis ne peuvent excéder une teneur de 0,2% de THC, tantôt ils ne doivent pas en contenir du tout. Difficile de se situer.

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