Accueil ACTU Les athlètes de MMA peuvent désormais consommer du cannabis sans être sanctionnés

Les athlètes de MMA peuvent désormais consommer du cannabis sans être sanctionnés

Grâce à la récente décision, votée à l’unanimité, de la Commission Athlétique de l’État du Nevada aux Etats-Unis, quant à la consommation de marijuana par les boxeurs et combattants d’art martiaux mixtes, ces derniers sont enfin autorisés à consommer librement et ouvertement du cannabis en dehors des combats.

C’est une heureuse avancée et un assouplissement inattendu au regard de la politique vis à vis du cannabis que nous propose la NSAC, en charge de réglementer l’ensemble des sports de combats à mains nues à l’intérieur de l’État du Nevada (boxe, kickboxing, MMA, licences, promoteurs etc.). La commission avait par le passé l’habitude d’être dure et intolérante dès que cela touchait à la marijuana, au point de suspendre Nick Diaz rétroactivement, suite à son échec au test antidopage du 31 janvier 2015, pour cinq ans. Sa suspension avait ensuite été réduite à 18 mois, en plus d’une obligation de payer une amende de 100 000 dollars. 

Par conséquent, ce verdict qui est à effet immédiat, à partir du mercredi 7 juillet 2021, signifie que les sportifs ne seront plus pénalisés après avoir été testés positifs à un test de dépistage du cannabis. Cependant, cette nouvelle règle n’a pas vocation à influencer de quelque raison que ce soit, les anciennes affaires liées à l’usage de la substance en attente d’être jugées.

La Commission du Nevada continuera néanmoins à effectuer des tests sur une durée d’environ six mois, dans le but de collecter des informations dans le cadre d’enquêtes sur les traumatismes crâniens. Après cela, la nécessité de poursuivre la pratique régulière de ces tests sera réévaluée. En effet, certains athlètes de l’UFC consomment la plante hors compétition pour sa capacité à soulager les douleurs et traumatismes physiques engendrés par la pratique de ce sport, notamment durant les entrainements.

Cependant, Bob Bennett, directeur exécutif de la NSAC, a déclaré que bien que l’on s’interroge depuis des années au sujet de l’éventuel impact de cette drogue sur les performances des combattants dans un souci d’équité, elle est considérée par l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) comme une « substance d’abus » sans rapport avec la performance sportive et que cela devrait suffire à mettre fin aux tests.

La seule chose à laquelle la commission sera attentive dorénavant, est l’attitude des participants le jour du combat, au travers d’une observation visuelle. Pour ne pas être pénalisés, ils ne doivent pas paraître en état d’ébriété.

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